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Lexique des termes spécialisés
 
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Accident vasculaire cérébral (AVC)
Terme général qui regroupe tous les accidents ischémiques ou hémorragiques d’une artère à destinée cérébrale. Les accidents vasculaires cérébraux sont le plus souvent consécutifs à un thrombus (caillot qui se forme dans une artère), une embolie (corps étranger entraîné par la circulation qui va obstruer l’artère, le plus souvent un caillot) ou un rétrécissement de l’artère (Office québécois de la langue française, 2001).

Accompagnement
Ensemble de mesures de suivi personnalisées apportées à une personne vivant avec une déficience ou ayant un problème de santé mentale. Ces mesures répondent à des besoins d’intégration et de participation et aident à mettre en œuvre les talents, les capacités et les compétences de la personne handicapée dans un but ludique, récréatif et de socialisation.

Aide de suppléance à l’audition
Appareils servant à compenser l’incapacité auditive. Ces appareils s’adressent à un autre sens que l’ouïe. Ils stimulent la vue (par des textes qui défilent ou des lumières qui scintillent, par exemple) ou le toucher (par vibration). Il peut également s’agir d’appareils qui stimulent l’audition en complémentarité avec la prothèse auditive (boucle magnétique).

Aphasie
Altérations du langage oral et écrit causées par une lésion cérébrale circonscrite et unilatérale qui peut survenir à la suite d’hémorragies ou de tumeurs cérébrales, de traumatismes crâniens ou de certaines maladies dégénératives du cerveau chez des personnes mentalement saines qui ont terminé l’apprentissage du langage.

Ataxie
Incoordination des mouvements volontaires avec conservation de la force musculaire (Centre de réadaptation Lucie-Bruneau).

Autisme
Résultat d’un trouble profond du développement cognitif qui empêche la personne de se former une image cohérente du monde, une représentation de ses propres pensées, de ses désirs et de ceux des autres. L’autisme peut être accompagné de conditions associées telles que l’hyperactivité, la paralysie cérébrale, l’épilepsie ou la déficience intellectuelle.

Champ visuel
L’espace global qu’une personne peut voir en regardant droit devant elle, c’est-à-dire de haut en bas et d’un côté à l’autre.

Cognitif
Qualifie les processus par lesquels un organisme acquiert des informations sur l’environnement et les élabore pour régler son comportement : perception, formation de concepts, raisonnement, langage, décision, pensée (Office de la langue française, 1999).

Coprolalie
Tendance pathologique à utiliser des phrases ou des mots orduriers, de nature scatologique ou sexuelle, observée notamment chez certains sujets atteints du syndrome de Gilles de la Tourette (Office québécois de la langue française, 2003).

Déficience
La déficience est une perte, une malformation ou une insuffisance qui affecte de manière temporaire, intermittente ou permanente la structure ou l’apparence d’un organe ou d’une fonction physique, intellectuelle ou mentale. La déficience peut être d’origine congénitale ou acquise (dans le cas d’un traumatisme, par exemple).

Degré d’acuité visuelle
Tous les détails qu’une personne est en mesure de distinguer par comparaison à une autre personne dont la vision est considérée normale.

Dysarthrie
Difficulté de la parole (articulation) due à la paralysie ou à un spasme des organes de la phonation : langue, lèvres, voile du palais, etc. (Centre de réadaptation Lucie-Bruneau).

Dysphasie
Troubles de langage se situant aux niveaux de la compréhension et de l’expression. Ces troubles sont de natures neurologique et congénitale et se caractérisent par des troubles de l’abstraction, des troubles de généralisation, des troubles de perception du temps et, de façon occasionnelle, des troubles de perception auditive. Les troubles d’apprentissage accompagnent fréquemment la dysphasie.

Dystrophie myotonique ou myotonie
La dystrophie myotonique se caractérise par une faiblesse des muscles du visage et du cou, puis des muscles des extrémités. Cette faiblesse cause une perte de l’expression du visage et des troubles de mastication. On remarque également un défaut de relâchement musculaire à la suite d’une contraction soutenue, des troubles cardiaques, une atteinte de l’audition, une diminution de l’activité et un grand besoin de sommeil. L’atteinte des muscles du thorax peut entraîner des difficultés respiratoires.

Écholalie
Répétition machinale, sans nécessairement en comprendre le sens, des phrases ou des mots qu’une autre personne vient de prononcer.

Élocution
Manière d’exprimer sa pensée oralement, façon d’articuler (Multidictionnaire de la langue française, 2003).

Épilepsie
Trouble neurologique se manifestant par des crises plus ou moins violentes causées par des décharges électriques anormales, soudaines et excessives dans le système nerveux central. La fréquence et la force des crises varient beaucoup d’une personne à l’autre, allant de la crise partielle, n’entraînant que quelques symptômes d’ordre moteur ou sensoriel, à la crise tonico-clonique touchant tout le cerveau et se manifestant par un déséquilibre, une perte de conscience et une série de contractions involontaires suivies d’une période de rigidité.

Hydrocéphalie
Augmentation pathologique de la quantité de liquide céphalorachidien contenue dans le crâne causant une dilatation des ventricules cérébraux et une augmentation plus ou moins importante du périmètre crânien. L’hydrocéphalie s’accompagne habituellement d’une déficience intellectuelle.

Hyperactivité
Déficience provoquant un ralentissement du fonctionnement de la zone du cerveau responsable du contrôle de certains comportements. Cette déficience est habituellement héréditaire et présente à la naissance. Les caractéristiques principales de l’hyperactivité sont les suivantes : difficulté à fixer l’attention sur une tâche, impulsivité, incapacité à contrôler le degré d’activité (agitation), difficulté à obéir, à respecter les règles et à suivre les instructions, et irrégularité du rendement.

Implant cochléaire
Implant dont la fonction est de stimuler les fibres du nerf cochléaire chez les personnes atteintes de surdité profonde ou totale (Office de la langue française, 2001).

Incapacité
Réduction partielle ou totale de la capacité à accomplir une activité de façon normale à cause d’une déficience, d’une infirmité, d’une blessure ou d’une maladie (Office québécois de la langue française, 2003).

Inclusion
L’inclusion vise à prévoir au départ toutes les mesures permettant à tous les membres de la communauté de participer aux activités proposées, qu’il s’agisse d’activités récréatives, familiales, professionnelles, ou autres.

Instabilité atloïdo-axoïdienne asymptomatique
L’instabilité atloïdo-axoïdienne asymptomatique est caractérisée par un écart entre l’atlas et l’axis plus grand que la normale. Environ 2 % des personnes ayant le syndrome de Down vivent avec cette condition. Elles peuvent souffrir de douleurs à la nuque causées par l’endommagement des nerfs de l’épine dorsale et avoir de la difficulté à marcher.

Intégration
L’intégration consiste à considérer les personnes ayant une déficience ou un problème de santé mentale comme partie intégrante de la collectivité. Pour ce faire, il faut mettre à la disposition de ces personnes certains outils techniques et des ressources humaines, comme un accompagnateur.

Jumelage
Regroupement de plus d’une personne à qui on offre les services d’un même accompagnateur.

Loisir
Activité de détente, récréative, ludique, de ressourcement et de recherche, à laquelle une personne consacre volontairement ses temps libres. Le loisir peut comprendre des secteurs d’activité aussi variés que la science et les technologies, l’action communautaire, les activités sportives et de plein air, le tourisme, la formation personnelle et les activités culturelles.

Maladie mentale
Manifestations qui troublent le fonctionnement psychologique et parfois biologique, amenant des malaises, des troubles émotifs, intellectuels et même comportementaux. La schizophrénie, les phobies, les troubles dépressifs majeurs et la bipolarité sont quelques exemples de maladie mentale.

Manie
Geste commis plus ou moins consciemment, qui peut être contrôlé lorsqu’on le mentionne à la personne qui le commet (exemple, se ronger les ongles).

Myotonie ou dystrophie myotonique
Voir définition de la dystrophie myotonique.

Organique
Se dit d’une maladie ou d’un trouble dû à la lésion d’un ou de plusieurs organes.

Palilalie
Répétition d’une courte phrase, d’un mot ou d’une syllabe plusieurs fois de suite avec, habituellement, accélération du débit, déformation simplifiée du vocable et tendance au son chuchoté et à l’aphonie (Office québécois de la langue française, 1990).

Paralysie cérébrale
Syndrome neurologique caractérisé principalement par des perturbations des fonctions motrices (problèmes de contrôle, d’exécution et de coordination des mouvements volontaires) (Centre de réadaptation Lucie-Bruneau).

Paraplégie
Paralysie totale ou partielle des membres inférieurs, associée ou non à celle du tronc et des sphincters, se traduisant par une exagération ou une diminution du tonus et du volume musculaire. La plus grande limitation des personnes paraplégiques demeure leur incapacité ou grande difficulté à se déplacer. Elles sont, malgré tout, généralement assez autonomes.

Parent
Utilisé dans cet ouvrage au sens large et désigne toute personne ayant un lien familial avec la personne vivant avec un handicap. Il peut s’agir du père ou de la mère de la personne handicapée, de son frère ou de sa sœur, de son fils ou de sa fille ou encore de toute autre personne ayant un lien familial avec elle.

Personne ayant une déficience
Personne qui éprouve, par suite d’une déficience physique, sensorielle ou psychologique, des limitations importantes et persistantes dans l’accomplissement d’activités ou d’un rôle social considérés comme normaux en fonction de son âge et de son sexe et compte tenu des caractéristiques sociales et culturelles du milieu dans lequel cette personne évolue (Office québécois de la langue française, 2003).

Personne malentendante
Personne dont l’acuité auditive est altérée (Office québécois de la langue française, 2003).

Prothèse auditive
Il existe de nombreuses variétés de prothèses auditives visant à améliorer l’acuité de la personne qui la porte. L’accompagnateur d’une personne utilisant une prothèse auditive doit s’informer de son mode de fonctionnement et de la façon d’en changer les piles.

Quadriplégie ou tétraplégie
Paralysie totale ou partielle des quatre membres et du tronc. Les limitations fonctionnelles et les incapacités amènent beaucoup de spasticité et une difficulté, voire une incapacité, à assurer seul les gestes quotidiens les plus simples.

Repères sonores
Ces repères servent à accroître le niveau de participation et le plaisir que la personne handicapée retire du jeu ou de l’activité à laquelle elle participe. Par exemple, au jeu du chat et de la souris, une clochette attachée à la taille du chat permet à la personne aveugle d’entendre dans quelle direction il se déplace.

Schizophrénie
Maladie cérébrale causant des pensées confuses, des délires, des hallucinations, un manque de motivation, un retrait social et des troubles de la pensée. Ces symptômes sont assez graves pour entraîner des problèmes de fonctionnement aux niveaux social, scolaire et professionnel.

Sclérose en plaques
Maladie qui atteint la substance blanche du système nerveux central, la moelle épinière et les nerfs. L’évolution et le degré de gravité de la sclérose en plaques sont très variables. La maladie peut se manifester par une alternance de poussées et de rémissions qui peuvent se poursuivre toute la vie de la personne atteinte. Elle peut aussi se présenter sous la forme d’une ou de deux poussées de symptômes qui disparaîtront à jamais par la suite. Chez d’autres personnes encore, l’évolution est lente et progressive et ne connaît pas de rémission. La maladie peut provoquer une série de symptômes dont : troubles de l’équilibre et de la coordination, troubles de la vue, fatigue extrême, changements de la sensibilité, troubles urinaires ou intestinaux, troubles de la mémoire, troubles de la concentration et paralysie partielle.

Situation de participation sociale par opposition à  situation de handicap
Une personne ayant une déficience ne vit pas toujours des situations de handicap et peut fort bien participer activement à la vie sociale. Prenons l’exemple d’une personne vivant avec une déficience visuelle. Elle peut utiliser des moyens techniques pour l’aider à réduire ces incapacités (chien-guide, lecture en braille, etc.) et elle peut également habiter un grand centre urbain, où le système de transport en commun est facilement accessible, alors qu’en région elle devrait composer avec les contraintes du transport adapté local. Certaines ressources disponibles dans les grands centres facilitent la vie des personnes handicapées et améliorent leur situation de participation sociale substantiellement. Une personne vivant en région éloignée peut vivre, dans bien des cas, davantage de situations où son handicap freine sa participation sociale.

Spasticité
Exagération du tonus musculaire entraînant des spasmes.

Spina-bifida
Malformation de la colonne vertébrale d’origine congénitale qui consiste en une fissure de la partie supérieure de la colonne. Cette malformation cause des dommages irréversibles à la moelle épinière et au système nerveux. Cette maladie s’accompagne fréquemment d’hydrocéphalie, de paralysie des jambes et de déformations des pieds, du dos et du tronc cérébral.

Surdicécité
Déficiences visuelle et auditive simultanées, quoique rarement totales. La surdicécité complique considérablement le quotidien de la personne affectée, puisqu’elle vit de grandes difficultés d’apprentissage et d’intégration sociale.

Surdité
Privation, congénitale ou acquise, totale ou partielle, de la capacité d’entendre. Il existe des surdités de perception et de transmission. Les personnes sourdes de naissance ou qui le sont devenues pendant la petite enfance utilisent habituellement la langue des signes québécoise (LSQ) pour communiquer.

Surdité de transmission ou perte conductive
La surdité de transmission touche l’oreille externe et moyenne, c’est-à-dire le conduit auditif, le tympan et les osselets. La perte d’audition n’est pas totale et elle est habituellement caractérisée par la perte des sons graves. L’audition de la parole est encore bonne mais les sons sont perçus moins fortement.

Surdité de perception ou perte neurosensorielle
La surdité de perception est le plus fréquent des types de surdité. Elle affecte l’oreille externe, soit la cochlée et le nerf auditif. Ce sont surtout les sons aigus qui ne peuvent être perçus et la compréhension de la parole s’en trouve diminuée. Ce type de surdité peut être corrigé plus ou moins efficacement par les appareils auditifs.

Syndrome d’Asperger
Trouble caractérisé par une altération sévère et prolongée de l’interaction sociale et le développement de modes de comportements, d’activités et d’intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés, sans retard du développement du langage, ni perte significative des compétences développementales, et qui est associé à des performances exceptionnelles dans certains domaines tels que la mémoire (Office québécois de la langue française, 2000).

Syndrome de Gilles de la Tourette
Trouble neurologique caractérisé par un désordre du mouvement qui se remarque par des tics moteurs et verbaux involontaires et par une perte des mécanismes de contrôle. Les tics sont les caractéristiques les plus visibles de la maladie. D’autres troubles amènent également des situations de handicap tels que les problèmes d’apprentissage, les troubles du comportement et les troubles obsessifs compulsifs.

Tétraplégie ou quadriplégie
Voir définition de la quadriplégie.

Tic
Geste involontaire commis par une personne qui ne peut le contrôler, même si on le lui demande. Il existe de nombreux types de tics dont les tics moteurs simples (clignement des yeux, hochement de tête, etc.), les tics sonores (jappement, reniflement, etc.) et les tics sonores organisés (écholalie, palilalie et coprolalie). Les tics peuvent évoluer en se modifiant, en se déplaçant ou en s’additionnant sur une période de temps indéfinie. L’intensité des tics varie d’une période à l’autre et peut être influencée par différents facteurs qui peuvent la faire augmenter (stress, fatigue, etc.) ou encore la faire diminuer (relaxation, concentration, etc.).

Trisomie 21
La trisomie 21 est caractérisée par la présence d’un troisième segment à la 21e paire de chromosomes, d’où son nom. Les personnes ayant une trisomie 21 ont des caractéristiques physiques communes telles que rondeur du visage, cheveux raides et fins, yeux bridés et paupières inférieures larges, stature plus petite que la moyenne, manque de tonus musculaire, mains petites et larges, difficulté à communiquer et à s’exprimer clairement. Elles ont des capacités intellectuelles limitées mais peuvent apprendre à leur rythme.

Troubles anxieux
Anxiété, peurs ou inquiétudes excessives provoquant des sentiments intenses et prolongés de détresse qui sont démesurés par rapport au danger réel. Les activités quotidiennes des personnes vivant avec des troubles anxieux sont perturbées, voire parfois impossibles à réaliser. Les phobies, les troubles paniques et les troubles obsessionnels-compulsifs sont différents types de troubles anxieux.

Troubles de l’humeur Les troubles de l’humeur comprennent le trouble dépressif majeur, le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive) et le trouble dysthymique ou la dysthymie (humeur déprimée chronique).

 
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